« Il y a un Sri Aurobindo révolutionnaire, un Sri Aurobindo philosophe, un poète, et un visionnaire de l’évolution. Il n’est pas seulement l’explorateur de la conscience, c’est le bâtisseur d’un monde nouveau dans lequel « l’homme est un être de transition ». . La notion du supramental est primordiale dans son enseignement. C’est l’idée d’une conscience supérieure, qui nous dépasse, et à laquelle l’homme, dans sa conscience simple, peut laisser place. De la même manière que l’inconscient, qui est une découverte récente, a prouvé que l’homme n’avait qu’une faible conscience de l’instant et était dirigé malgré lui par ce qu’on appelle «la partie immergée de l’iceberg », Aurobindo affirme l’existence du supraconscient. C’est toute une vision de la réalité qui est alors bouleversée, l’homme est dépassé par une intelligence supérieure qu’il peut accueillir et incarner. Sa démarche vise à laisser place à la lumière à l’intérieur de soi pour avancer, et ainsi devenir un instrument divin. Ayant rigoureusement étudié, notamment la philosohie, Aurobindo permet de mettre en valeur des points de désaccords entre sagesses orientales et occidentales, et semble savoir y répondre pertinemment…

L’ouverture à la conscience :

Le principe même de notre yoga est de s’ouvrir à l’influence divine. Elle est là au dessus de vous, et si vous parvenez à en devenir conscient, vous n’avez qu’à l’appeler en vous. Elle descend dans le mental et le corps comme paix, Lumière, Force à l’œuvre , Présence Divine avec ou sans forme, ânanda. Avant d’obtenir cette conscience, il faut avoir la foi et aspirer à vous ouvrir. L’aspiration, l’appel, la prière ne sont que des formes différentes d’une seule et même chose, et toutes sont efficaces. L’autre manière est la concentration. Vous concentrez votre conscience dans le coeur (certains le font dans la tête ou au dessus de la tête) et là vous méditez sur la Mère et vous l’y appelez.

Extraits :

La bhagavad Gîta – Sri Aurobindo

Tu as droit à l’action, mais seulement à l’action, et jamais à ses fruits ; que les fruits de tes actions ne soient point ton mobile ; et pourtant ne permets en toi aucun attachement à l’inaction.

La Bhagavad-Gîtâ  – Sri Aurobindo

Celui qui n’a ni égoïsme, ni sens de « moi » et de « mien »,
qui a pitié et amitié pour tous les êtres et n’a de haine pour nulle chose vivante,
qui a dans le plaisir et la peine une égalité tranquille,
qui a patience et miséricorde,
celui qui a un contentement sans désir,
la maîtrise constante du moi
et la volonté et la résolution fermes et inébranlables du yogin,
et un amour et une dévotion qui M’abandonnent tout le mental et toute la raison,
celui-là M’est cher (…)

égal envers l’ami et l’ennemi,
égal dans l’honneur et l’insulte,
le plaisir et la peine,
la louange et le blâme,
l’affliction et le bonheur,
le chaud et le froid

silencieux,
content et satisfait de toute chose et de chaque chose,
non attaché ni à un être, ni à une chose, un lieu, un foyer,
ferme en son esprit
cet homme M’est cher.
Paroles de Krishna dans la Bhagavad Gita – Sri Aurobindo

Citations :

L’Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite.

On devient conscient d’une double existence en soi : celle de derrière qui est toujours calme et forte, et celle de surface qui seule est tourmentée et obscure. Mais si l’être véritable en arrière reste stable et si vous vivez en lui, l’agitation et l’obscurité restent uniquement à la surface.

Le monde connaît trois sortes de révolutions. Les révolutions matérielles ont de puissants résultats; les révolutions morales et intellectuelles sont infiniment plus vastes dans leur horizon et plus riches dans leurs fruits; mais les révolutions spirituelles sont les grandes semailles.

Quand tu te prends à mépriser quelqu’un, regarde dans ton cœur et ris de ta folie.